DON POUR UN SCANNER : DE QUOI EST-CE LE SIGNE ?

L’Hôpital Georges Pompidou vient de faire appel aux dons pour l’achat d’un scanner. Pourquoi pas ? Est-ce habituel en France que les institutions publiques aient une telle démarche ? Pas vraiment ; les choses peuvent changées, certes, mais dans quel contexte ? Les politiques publiques auraient subi une révolution ? Non, nous ne sommes pas dans une phase de désengagement de l’Etat.

Cet appel aux dons est en fait le signe, un de plus, de l’incapacité de l’Etat social-démocrate, i.e marxiste, de remplir ses missions régaliennes.

Sécurité, liberté, les deux thèmes qui résument les missions de l’Etat, i.e ce que les citoyens sont en droit d’attendre de lui.

SECURITE : lutte contre le banditisme; lutte contre les justices privées ( c’est ici le thème de la violence légitime de l’Etat ) ; lutte contre les risques sanitaires ; luttes contre les risques extérieurs.

La lutte contre les différentes formes de violence, d’atteinte à l’ordre légitime, c’est l’une des missions que la communauté nationale attend de l’appareil d’Etat ; or chaque jour nous apporte l’éclatante démonstration de l’échec de l’Etat-providence dévoyé par la social-démocratie progressiste, à assumer cette mission. Affaire Thomas, à Crépol, l’une des plus graves ces dernier mois, les émeutes de cet été, l’affaire de la petite Lola ; ces dernières semaines, la multiplication des viols de personnes âgées. Etc etc etc. L’échec des gouvernements depuis des décennies est flagrant. Seuls quelques gauchistes ne vivant pas sur Terre essaient encore de nous parler de faits divers ; Monsieur Darmanin nous parle « de faillite générale de notre société » ( source : La voix du Nord ); Bref, soit la réalité n’est pas celle que l’on voit et nomme, soit ce n’est pas de la responsabilité de nos dirigeants depuis une cinquantaine d’années de laisser s’envoler l’insécurité.

C’est la même chose pour cet autre groupe de risques, les risques sanitaires : manque criant de médecins, d’infirmières, de place dans les hôpitaux, en particulier dans les services d’urgences qui doivent souvent fermer. Avouons que dans un pays où les cotisations sociales, les dépenses sociales atteignent des records, c’est inattendu.

Quant à la sécurité extérieure, somme-nous capables de défendre nos légitimes intérêts à l’étranger, sans l’appui des américains ? Le sous-équipement des armées est aussi un fait que nul n’ignore. Ajoutons à cette composante traditionnelle le risque d’une immigration massive non pas incontrôlée, comme on le répète parfois, mais voulue, qui est pour beaucoup à l’origine des problèmes de sécurité que nous avons rappelés plus haut.

Au final, l’épisode d’appel aux dons de l’un des plus grands hôpitaux français, n’est qu’un nouveau signe d’une gigantesque faillite qui se déroule sous nos yeux : celle de l’Etat français. Mais cette faillite n’est pas le fruit d’un accident, elle est la résultante des politiques menées depuis des décennies par la gauche, et par une pseudo-droite.