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BIS REPETITA 

La nouvelle photo de l’Assemblée Nationale montre une nouvelle fois le désarroi des français, qui ne savent pas vers qui se tourner pour sortir le pays, la société française, du marasme dans lequel la gauche et la pseudo-droite les ont entraînés.

L’éparpillement des votes qui se traduit par l’absence de majorité absolue, est ce résultat d’un comportement électoral où quelques-uns votent pour, et beaucoup votent contre. Pour, des programmes plus dogmatiques et dangereux les uns que les autres ; contre, ces mêmes dangers.

Ce manque de résonnance entre la société civile et la classe politique, repose sur deux pieds : pour certains partis, la gauche de Macron à Mélenchon, ce qui pour les citoyens est une menace (immigration, politiques économiques ruineuses…) est pour eux le but à atteindre : multiculturalisme créolisé, recherche d’une main-d’œuvre bon marché, supposée, de plus, devant payer les retraites, déficit et donc dette publique hors contrôle, etc.

Les autres partis peuvent sur certains points être en accord avec les français, mais sur d’autres thématiques ( politiques économiques ) manquent totalement de crédibilité, les français se rendant comptent que leurs recettes ne sont que des…recettes ; et même sur leur cœur de propositions ( l’immigration pour le RN, RN qui économiquement n’a rien à envier à la gauche ), les français doutent de leurs capacités à solutionner le problème, comme nous l’avons déjà fait remarquer.

Des voix se font entendre pour expliquer que seule la démission du Président de la République pourrait débloquer la situation, ce qui en termes de Vè République signifie permettre l’obtention d’une majorité absolue à l’Assemblée Nationale.

Mais en quoi cela serait-il une solution ?

En 2022, les français ont voter peu pour M. Macron, peu pour Mme Le Pen, surtout contre Mme Le Pen, ou sont restés chez eux ; les législatives qui ont suivies se sont traduites par une nouvelle forte abstention, et une assemblée Nationale sans majorité absolue.

Qu’y aurait-il de nouveau qui permettrait d’espérer une sortie de cette crise politique ?

De nouvelles figures attirant l’adhésion des français ? Nous avons toujours Mme Le Pen et M. Macron ; la popularité artistique de M. Bardella n’est pas de nature à entraîner une adhésion sérieuse, le résultat des législatives 2024 le prouve bien. Quant aux LR, la tragédie de ces législatives 2024 confirment leur perte de poids électoral ; ils ont contribué au marasme actuel.

La situation socio-politique n’a pas changé, pourquoi de nouvelles élections, avec les mêmes acteurs et les mêmes scénarios, donneraient-elles quelque chose de nouveau ? Les mêmes causes produiraient les mêmes effets.

                   ELECTIONS EUROPEENNES 2024

Les résultats de cette élection sont sans appel : triomphe pour le Rassemblement National ; d’autant plus que cela vient après des décennies de « diabolisation ».

              Mais ce triomphe pour le RN est-il un triomphe pour la France ?

Les français, à l’instar des européens, sont favorables à l’approfondissement de la construction européenne, au sens politique, ce que défend le Parti Républicain Démocrate.

En effet, face aux menaces, aux risques auxquels nos Etats font face, les français, les européens, sont parfaitement conscients que seul une autorité politique européenne, un souverainisme démocratique européen, a la dimension, la puissance, nécessaires pour nous protéger.

Or, un parti comme le RN est de ceux opposés à la construction européenne ; certes, ils ont changé de position, ne veulent plus quitter l’UE, ne veulent plus quitter l’Euro…Disent-ils. Se sont en effet des positions prises au regard des sondages, montrant cet attachement des français et des autres européens à la construction européenne. Dans la bouche de ces partis, « Europe des nations » est l’expression qui permet de faire croire qu’ils veulent l’Europe, alors qu’ils ne la veulent pas.

Rappelons-nous les propos de Madame Le Pen lors de la victoire de Geert Wilders, quant à la question de quitter l’Europe, elle questionnait le fait de savoir si elle avait vraiment changé d’avis sur cette question.

C’est donc un parti opposé, dans le fond, au projet européen qui arrive vainqueur aux élections européennes, opposé à la volonté des français ; belle normalisation du RN.

Mais c’est aussi dans un esprit d’opposition au président de la République que les votes se firent principalement.

Une étude de l’IFOP, pour France Télévision, de mai 2024, montre cette motivation ; 70% des personnes proches du RN expliquaient leur choix pour manifester leur opposition au président de la République et au gouvernement ; 57 % chez LFI, 48% au PCF, 58% à Reconquête ; la moitié seulement exprimait un choix indépendant de l’approbation ou l’opposition au président. Globalement, près de 40% des électeurs s’expriment en opposition au président et son gouvernement, un vote donc protestataire.

Cette même étude montre que 47% des français ne trouvent pas M. Bardella à la hauteur de la situation du pays, contre 28% le trouvant à la hauteur ; 45% ne le pensent pas capable de changer les choses, 38% ne le trouvent pas compétent. L’on avait les mêmes ordres de grandeurs concernant M. Attal.

Peut-être plus remarquable est ce que disent les français, dans le cadre d’une autre étude de l’IFOP, septembre 2023 pour le média Livre Noir : 61% ne font pas confiance à Mme Le Pen pour lutter contre l’immigration, 68% ne font pas confiance à M. Bardella.

Oui, le moment est historique comme le dit M. Bardella au soir de l’élection : un peuple désemparé, des partis anémiés, alors que les défis sont immenses.

Les français ne savent plus à quel saint se vouer.

Les résultats des élections législatives 2022 ont eu pour conséquence l’absence d’une majorité absolue à l’Assemblée Nationale; le parti de celui qui a été élu président, M. Macron, en l’occurrence réélu, n’obtient pas de majorité pour pouvoir gouverner comme il l’entend. C’est inhabituel dans le cadre de la Vè République, dont les institutions sont par nature portées à la formation d’une majorité, évitant les problèmes d’instabilités gouvernementales des régimes qui l’ont précédée. Ainsi, le parti présidentiel, une nouvelle fois renommé, obtient 175 sièges, devant le conglomérat de la NUPES, et le RN.

Sur le plan économique : un chômage de masse depuis des décennies, dont la baisse ces deux dernières années est en trompe l’œil étant lié à l’entrée en formation en alternance de près de sept cent mil jeunes, qui dès lors ne sont pas comptabilisés comme chômeurs, mais comme salariés. Cela peut être une bonne chose, ces entrées en formation, mais ce n’est pas une baisse du chômage, qui en l’absence de croissance ne saurait qu’être illusoire.

Le pouvoir d’achat est l’autre grand problème des français. Sa lente érosion depuis des décennies est l’origine de l’inexorable déclassement d’une partie de la classe moyenne, mais aussi des classes populaires; l’accroissement de la pauvreté en France, est un problème mais aussi l’indicateur de cette érosion du pouvoir d’achat des français. La forte inflation depuis plusieurs mois est évidemment un accélérateur de cette évolution; une inflation liée plus fondamentalement aux politiques énergétiques et agricoles de nos Etats socio-démocrates que vraiment au conflit ukrainien, comme le covid révéla et ne provoqua pas les énormes difficultés de notre système de santé. Difficiles fins de mois, difficile de se loger, difficile de se soigner etc. Là est le résultat des politiques menées depuis des décennies par les gouvernements successifs.

A ces problèmes de nature proprement économique, s’ajoute le naufrage de l’école. Les classements annuels montrent la continuelle baisse du niveau des élèves français en calcul et en lecture; mais rappelons que pour l’un de nos grands sociologues, situé assez à gauche, M. Bourdieu, c’est « l’importance accordée à la trilogie lire-écrire-compter » dans l’enseignement, qui serait à l’origine de l’échec scolaire; apprendre à lire, écrire, compter, développer une culture générale, n’est pas la priorité de l’enseignement, enseigner les inepties du wokisme c’est mieux; en tous cas, nous voyons le résultat. Cela est d’autan plus grave, qu’à l’époque des réseaux sociaux, de la communication de masse, seule une bonne formation des personnes à l’écriture, la lecture, aux notions essentielles des mathématiques, une bonne culture générale, peut leur permettre de faire face aux fake news, ce n’est pas au gouvernement de dicter ce qui peut se dire ou pas dans les média.

L’autre grande préoccupation des français, dont ils perçoivent que les actuels partis politiques n’apportent pas de solution, et celle liée à l’immigration non seulement devenue hors de contrôle, mais devenue hors de contrôle parce que une immigration voulue par nos dirigeants. Que ce soit pour des raisons pseudo économiques, que ce soit pour des raisons de visée d’ingénierie sociétale, la volonté du multicuralisme, les français perçoivent les conséquences civilisationnelles de ces politiques migratoires, ils en subissent aussi les meurtrissures par l’insécurité qu’elles génèrent. Nos valeurs, nos corps, sont attaquées, ils le sont par la responsabilité de ceux qui sont censés les protéger; les gouvernements qui doivent aider à résoudre les problèmes du quotidien des citoyens, sont à l’origine de problèmes devenant mortels.

Les français ont conscience de tout cela, car tout cela ils le vivent au quotidien, ils le souffrent au quotidien. E. Macron n’a pas apporté ne serait-ce qu’un début de réponse à tous ces problèmes, ils les a accentués; les forces politiques adverses ne présentent pas de propositions qui aillent dans le sens d’une résolution de ces problèmes; ces problèmes sont d’une ampleur énorme, c’est une civilisation qui est menacée, ils nécessitent une approche au niveau civilisationnel, et non simplement des mesures ponctuelles. Qu’un président comme E. Macron, après les cinq désastreuses que furent son quinquennat, soit réélu, montre combien l’opposition n’est pas à la hauteur de la tâche, aux yeux des français; que les législatives n’aient pas débouché sur une majorité d’un parti d’opposition ni du parti présidentiel, montre le désarroi des français face, d’un côté, à la gravité des problèmes auxquels ils sont confrontés, et, d’un autre côté, face à une offre politique qu’ils perçoivent comme non adéquate.

APRES LA VICTOIRE DE GEERT WILDERS : EUROPEXIT ?

EUROPE IMMIGRATION CHOMAGE

La victoire du PVV, de Geert Wilders, fait lever la tête aux opposants à l’idée européenne ; Marine Le Pen se demande même si elle a vraiment varié quant à ses positions sur l’Europe, et nous pouvons donc, nous, nous demander quoi penser des affirmations de Madame Le Pen en général.

Les études d’opinion montrent dans la durée, que les citoyens ne sont pas opposés à l’Europe, mais bien aux politiques menées par l’UE, opposés à ces nouveaux oligarques ; en particulier opposés à l’immigrationnisme, à l’ouverture des marchés européens à des pays concurrents qui eux protègent leurs économies des entreprises européennes en n’appliquant pas des mesures de réciprocité.

La question est : n’aurions-nous pas ces problèmes si nous étions hors de l’UE ?

Le multiculturalisme, l’immigration heureuse venant travailler pour financer les retraites, occuper des postes que les français ne voudraient pas occuper, ne sont-ils pas défendus par les oligarques français, nationaux ?

Les propos de Monsieur Roland Lescure chez Fanceinfo, Le samedi 25 novembre, nous indiquent la réponse à cette question ; le ministre de l’industrie déclare que nous aurons besoin de 100 000 à 200 000 immigrés supplémentaires pour faire face aux offres d’emploi dans l’industrie. Donc, une immigration économique, devant compenser le manque de main-d’œuvre, et pourvoir aux métiers en tension. Curieux dans un pays au chômage de masse, que l’on doive faire appelle à l’immigration, que ce soit pour des raisons quantitatives, que pour des motifs d’inadéquation entre offre et demande de travail, i.e une question qualitative. Qu’ont fait les gouvernements depuis des décennies pour régler ce problème ? Comment peut-il y avoir encore en France des postes qui ne trouveraient pas de candidats parce que manqueraient les candidats ayant les bonnes qualifications ?

Mais ces questions d’ordre économique ne sont pas les seules à nous interpeller.

Pour Mitterrand et toute la gauche, l’immigré devait être le vote remplaçant le vote ouvrier permettant à la gauche d’arriver et de se maintenir au pouvoir ; le système est poussé à son point extrême avec le mouvement islamo-gauchiste.

Rappelons aussi la volonté d’ingénierie sociale de nos amis gauchistes : construire une société multiculturelle, nouvelle utopie de la gauche.

Les utopies gauchistes se sont toujours terminées par des catastrophes, aujourd’hui le multiculturalisme heureux fantasmé, montre son visage bien concret, bien réel : la violence, dont l’expédition punitive de quelques habitants de Romans-sur-Isère contre une fête au village de Crépol est le dernier exemple en date d’une longue liste ; Bataclan, Lola, Dominique Bernard, Samuel Paty, etc, etc.

Quant aux politiques économiques, c’est sous Mitterrand, bien avant les plus récentes mesures tendant à un libre-échangisme utopique, que la France enclenche son déclin. Le chômage, l’envolée de la pauvreté, les inégalités qui s’en suivent, accompagnent la destruction des sites d’emplois industriels. Le traitement social du chômage, en mettant en préretraite des chômeurs, cette idée lumineuse de la gauche visant à…masquer l’envolée du chômage, fait partie de ces hérésies mensongères d’une gauche avide de pouvoir pour le pouvoir.

Alors non, pas besoin des oligarques bureaucrates de Bruxelles pour que la France soit confrontée au problème immigrationniste, au déclin économique. Ces oligarques sont choisis par les gouvernements nationaux, et les pommiers ne donnent pas des poires. Se sont les Etats qui, in fine, ont la main, la commission propose, les Etats disposent.

DES INSTITUTIONS INADAPTEES ?

ELECTIONSINSTITUTIONS / Par MANUEL MORGADO

Le vote de la réforme des retraites suivant l’article 49.3 de la constitution a donné lieu à une critique des institutions ; celles-ci ne seraient pas adaptées à la situation présente, à l’opposition d’une majorité de français à cette réforme des retraites.

Mais quand est-il ? Les institutions de la cinquième Républiques peuvent-elles être responsables d’une situation socio-politique qui est celle d’élites qui ne sont pas capables de répondre aux problèmes du pays, aux attentes des citoyens, à la « révolte des élites » ?

Dire oui, serait en somme affirmer que les gouvernements élus n’ont pas eu la possibilité d’appliquer leurs politiques ; or ce qui jusqu’ici caractérise la Vème, c’est justement qu’elle offre la possibilité d’avoir une majorité, et à cette majorité de gouverner. Les dernières élections législatives sont une première exceptions à cette règle. Cette situation vient des décennies au-cours desquelles les gouvernements successifs ont renoncé à tenir leurs engagements, ont reculé au moment de mettre en pratique ce pour quoi ils avaient été élus ; les citoyens ont finis par conclure qu’ils « n’étaient pas écoutés », qu’il ne servait à rien d’aller voter : abstention et finalement absence de majorité, les français ne sachant à quel saint se vouer.

Dans ce contexte, les institutions de la Vème ont permis au gouvernement de tenir ; que l’on approuve ou pas les décision prises, on évite les chutes récurrentes de gouvernements, qui n’auraient pas abouties à une situation différente de celle que l’on connaît : absence de majorité pour gouverner.

Les institutions évitent ainsi une instabilité supplémentaire ; elles représentent un îlot de stabilité, de lisibilité, tant pour les élus que pour les citoyens. Le 49.3 force les élus à se positionner face à la question posée, ainsi le débat est clarifié ; la constitution de majorité ponctuelle évite la valse de gouvernements, qui se révèlerait inutile mais coûteuse pour la vie démocratique du pays.

Il reste le cœur du problème : l’apparition d’une force politique en phase avec les besoins des citoyens et du

Comme un bateau qui prend l’eau.

La France a donc ouvert ses portes à l’Océan Viking. Conspuant au passage l’Italie, donnant des leçons de moralité; rappelons que l’Italie n’avait aucune obligation d’accueillir ce bateau, le port le plus proche était en Tunisie ; la France non plus n’avait aucune obligation d’accueillir les migrants, ce qui n’empêchait pas de fournir aides médicale et alimentaire à ces personnes.

Comme on pouvait s’y attendre, dès les premiers jours quelques dizaines de migrants étaient déjà dans la nature ; le système judiciaire ayant fait son office. Après l’affaire Iquioussen, cet épisode est une nouvelle preuve de la déliquescence de l’Etat mené par une élite qui sens de l’Erat n’en a aucun. On peut définir l’Etat par trois critères : un territoire, une population et un pouvoir juridique s’exerçant dans ce territoire sur cette population. le moins que l’on puisse dire, c’est que les populations que le gouvernement fait entrer sur le territoire français ne sont pas soumises à quelque autorité que se soit, et l’on constate que la législation mise en place par les gouvernements successifs en France est telle que des illégaux peuvent circuler très librement sur le territoire, La crise des gilets jaunes, la crise covid, ont pourtant montré que le gouvernement peut faire preuve d’une évidente violence, légitime ou pas ; l’actualité depuis des mois, montre les conséquences tragiques pour la population de cet état de fait, la dernière en date étant la tragédie de la petite Lola.

Cela n’empêche pas le gouvernement de ressortir les arguments de l’humanisme ; monsieur Darmanin à l’assemblée, monsieur Véran lors de l’une de ses interventions sur Cnews, interrogé par madame Laurence Ferrari, indiquant que la seule infraction de ces migrants est celle de survivre; rappelons que les migrants paient entre 2000 et 7000 euros les passeurs, ce ne sont pas des damnés de la Terre, tant mieux bien sûr ; ce gouvernement est humaniste avec la Terre entière, sauf avec sa population, sur son territoire, dont il a pourtant accepté de se charger de sa sécurité. La crise des gilets jaunes, la crise covid, ont pourtant montré que le gouvernement peut faire preuve d’une évidente violence, légitime ou pas.

Il est courant de dire que notre époque est caractérisée par la dilution des capacités d’action des Etats au niveau international , du fait du développement des échanges, le développement de nouveaux acteurs (grandes firmes, ONG, etc…) ; les rivalités entre Etats ne sont pas nouvelles, mais il est surtout préoccupant que l’Etat français se soit lié les mains sur son propre territoire vis à vis de populations allogènes, et ne garantisse plus la sécurité, pourtant nécessaire, de sa population. C’est pourtant là l’une des principales missions régaliennes.

Ceci est-il une évolution nécessaire, sur laquelle nous ne pourrions avoir d’action ? Non. Mais cela va dans le sens de l’idéologie progressiste de multiculturalisme, de volonté de faire venir des populations qui assureraient les emplois et les retraites de nos aînés, et pour les élus de gauche avoir des électeurs qui leur seraient favorables.

La France dépenses des sommes colossales pour l’enseignement, comment se fait-il qu’il faille faire venir des travailleurs pour des postes en tensions, alors même qu’elle connaît une chômage de masse depuis près de 60 ans ? N’est-il pas simpliste aussi de croire qu’il suffit de faire venir des populations halogènes pour résoudre nos problèmes de retraites ? Cela fait des décennies que nous faisons venir des immigrés, mais cela ne semble pas vraiment donner de meilleures perspectives à notre système de protection sociale en général, à notre système de retraites en particulier. C’est toute notre réflexion sur ces questions qu’il faut révolutionner. Sortir des facilités de pensée. Car non seulement nous ne résoudrons pas ces problèmes de cette façon, mais nous enfonçons un peu plus ce beau bateau France dans les eaux glacées de l’Atlantique nord, comme le Titanic, ce fameux bateau insubmersible ; la situation sécuritaire du pays en est la parfaite illustration.

Crise de l’énergie : le progrès en marche.

Le début du XXe siècle était notamment marquée par le développement de la fée électricité ; la France du début du XXIe est marquée par la perspective de coupures de courant cet hiver, avec des prix de l’électricité qui précarisent déjà les ménages, torpillent l’industrie européenne et donc les emplois, ce qui en retour aggrave d’avantage la précarité des ménages face à l’envolée du prix de l’énergie ! Quel progrès ! « L’abondance » et l’insouciance » ne sont plus de mise ! Quelles perspectives nous offrent les progressistes au pouvoir.

La cause ? La guerre en Ukraine, la faute à Poutine ! Qu’en est-il ?

Cette crise de l’énergie trouve sa source directe dans la politique menée au niveau européen, validée par les Etats membres ; sous la pression écologiste, et par adhésion propre de certains gouvernements, comme la France. L’impulsion vient de l’Allemagne, qui a poussé au développement des énergies non renouvelables et a imposé sa politique au reste de l’Europe, avec le consentement irresponsable des autres membres ; développer les éoliennes, le solaire, est devenu le mentra de nos dirigeants.

Pour favoriser le développement des non renouvelables, nos politiques ont mis en place des prix garantis pour les EnR ( Energies non Renouvelables), et en 2009, une directive européenne oblige au développement de l’électricité renouvelable; des centrales au charbon, nucléaires, fermées. Les investissements dans les hydrocarbures ont été pénalisés, rappelons que l’AIE a demandé début 2022 que les investissements dans les hydrocarbures cessent immédiatement; en 2020, les investissements dans ce secteur avaient déjà baissé de 30%. Le résultat : une offre d’énergie qui baisse, qui ne suit pas la progression de la demande. L’envolée des prix était devenue inévitable, ce qu’un élève même de niveau moyen en terminale de SES aurait pu expliquer à nos « élites ».

Ceci est d’autant plus problématique, qu’il faut compenser les baisses de production des énergies intermittentes, éolien et solaire, et que cette compensation ne peut que provenir des énergies classiques, nucléaire, charbon, hydrauliques etc. Donc, quand il n’y a pas de vent, pas de soleil, soit on accepte de fermer les usines, les magasins, etc, faute de quantité d’énergie suffisante, soit il faut d’autres sources d’énergies pour compenser le manque de renouvelable ; plus il y de renouvelables, plus il faut de non renouvelables ! Ainsi, Allemagne comptait sur les centrales au gaz pour compléter l’offre des EnR, mais a suivi une (étrange) politique qui l’a rendue dépendante du gaz russe, 60% de ses importations, et a fragilisé la situation de l’Europe.

Les dirigeants européens sont ainsi responsables, directement, de l’envolée des prix de l’énergie, de l’absence de sécurité d’approvisionnement, et des conséquences pour notre économie. En voulant une transition énergétique en quelques années alors qu’il s’agit d’un processus s’inscrivant nécessairement dans un temps long, ils ont mis en danger l’économie de nos pays, c’est-à-dire, les emplois, le pouvoir d’achat. Ils ont agi par pure idéologie et sans aucune analyse digne de ce nom, aucune étude d’impact, aucune précaution ; notons en particulier pour la France, l’abandon des projets de réacteurs nouvelle génération qui permettent d’utiliser les déchets nucléaires, ce n’est pourtant pas les experts du sujet qui manquent dans notre société. A l’arrivée : un col roulé, et un pathétique « baisser, éteindre, décaler », un « plan de sobriété » qui est de facto un plan de pénurie. Des slogans, ils ne savent faire que de la com. Réussir à passer l’hiver sans coupures « dépend de nous », les citoyens, « nos classes laborieuse » (E.Macron), doivent ainsi compenser l’incapacité, l’affligeante incurie de nos « élites », de ceux qui les méprisent ; il y a là un curieux retournement de la responsabilité dans la débâcle que nous constatons : ce n’est pas la responsabilité de nos dirigeants qui depuis des décennies prennent des décisions ineptes, c’est la responsabilité des citoyens incapables de gouverner, de se gouverner, si des coupures de courant surviennent cet hiver. Hypocrites, menteurs.

Le progressisme, l’autre nom du marxisme dans sa version sociale-démocrate, encore de la com, une fois de plus mène nos sociétés dans le déclin, l’appauvrissement, le désastre. La politique énergétique doit garantir la sécurité d’approvisionnement, à des prix bas, afin que nos industries ne soient pas pénalisées en termes de compétitivité, pour la sauvegarde de nos emplois, pour le bien-être des citoyens dans sa dimension matérielle. L’aveuglement idéologique des progressistes, de la gauche, nous a mener dans l’impasse…L’histoire se répète.

A voir : https://www.youtube.com/watch?v=GMF5v6ImGqQ