Le début du XXe siècle était notamment marquée par le développement de la fée électricité ; la France du début du XXIe est marquée par la perspective de coupures de courant cet hiver, avec des prix de l’électricité qui précarisent déjà les ménages, torpillent l’industrie européenne et donc les emplois, ce qui en retour aggrave d’avantage la précarité des ménages face à l’envolée du prix de l’énergie ! Quel progrès ! « L’abondance » et l’insouciance » ne sont plus de mise ! Quelles perspectives nous offrent les progressistes au pouvoir.
La cause ? La guerre en Ukraine, la faute à Poutine ! Qu’en est-il ?
Cette crise de l’énergie trouve sa source directe dans la politique menée au niveau européen, validée par les Etats membres ; sous la pression écologiste, et par adhésion propre de certains gouvernements, comme la France. L’impulsion vient de l’Allemagne, qui a poussé au développement des énergies non renouvelables et a imposé sa politique au reste de l’Europe, avec le consentement irresponsable des autres membres ; développer les éoliennes, le solaire, est devenu le mentra de nos dirigeants.
Pour favoriser le développement des non renouvelables, nos politiques ont mis en place des prix garantis pour les EnR ( Energies non Renouvelables), et en 2009, une directive européenne oblige au développement de l’électricité renouvelable; des centrales au charbon, nucléaires, fermées. Les investissements dans les hydrocarbures ont été pénalisés, rappelons que l’AIE a demandé début 2022 que les investissements dans les hydrocarbures cessent immédiatement; en 2020, les investissements dans ce secteur avaient déjà baissé de 30%. Le résultat : une offre d’énergie qui baisse, qui ne suit pas la progression de la demande. L’envolée des prix était devenue inévitable, ce qu’un élève même de niveau moyen en terminale de SES aurait pu expliquer à nos « élites ».
Ceci est d’autant plus problématique, qu’il faut compenser les baisses de production des énergies intermittentes, éolien et solaire, et que cette compensation ne peut que provenir des énergies classiques, nucléaire, charbon, hydrauliques etc. Donc, quand il n’y a pas de vent, pas de soleil, soit on accepte de fermer les usines, les magasins, etc, faute de quantité d’énergie suffisante, soit il faut d’autres sources d’énergies pour compenser le manque de renouvelable ; plus il y de renouvelables, plus il faut de non renouvelables ! Ainsi, Allemagne comptait sur les centrales au gaz pour compléter l’offre des EnR, mais a suivi une (étrange) politique qui l’a rendue dépendante du gaz russe, 60% de ses importations, et a fragilisé la situation de l’Europe.
Les dirigeants européens sont ainsi responsables, directement, de l’envolée des prix de l’énergie, de l’absence de sécurité d’approvisionnement, et des conséquences pour notre économie. En voulant une transition énergétique en quelques années alors qu’il s’agit d’un processus s’inscrivant nécessairement dans un temps long, ils ont mis en danger l’économie de nos pays, c’est-à-dire, les emplois, le pouvoir d’achat. Ils ont agi par pure idéologie et sans aucune analyse digne de ce nom, aucune étude d’impact, aucune précaution ; notons en particulier pour la France, l’abandon des projets de réacteurs nouvelle génération qui permettent d’utiliser les déchets nucléaires, ce n’est pourtant pas les experts du sujet qui manquent dans notre société. A l’arrivée : un col roulé, et un pathétique « baisser, éteindre, décaler », un « plan de sobriété » qui est de facto un plan de pénurie. Des slogans, ils ne savent faire que de la com. Réussir à passer l’hiver sans coupures « dépend de nous », les citoyens, « nos classes laborieuse » (E.Macron), doivent ainsi compenser l’incapacité, l’affligeante incurie de nos « élites », de ceux qui les méprisent ; il y a là un curieux retournement de la responsabilité dans la débâcle que nous constatons : ce n’est pas la responsabilité de nos dirigeants qui depuis des décennies prennent des décisions ineptes, c’est la responsabilité des citoyens incapables de gouverner, de se gouverner, si des coupures de courant surviennent cet hiver. Hypocrites, menteurs.
Le progressisme, l’autre nom du marxisme dans sa version sociale-démocrate, encore de la com, une fois de plus mène nos sociétés dans le déclin, l’appauvrissement, le désastre. La politique énergétique doit garantir la sécurité d’approvisionnement, à des prix bas, afin que nos industries ne soient pas pénalisées en termes de compétitivité, pour la sauvegarde de nos emplois, pour le bien-être des citoyens dans sa dimension matérielle. L’aveuglement idéologique des progressistes, de la gauche, nous a mener dans l’impasse…L’histoire se répète.
A voir : https://www.youtube.com/watch?v=GMF5v6ImGqQ