Le Conseil des Prélèvements obligatoires (CPO) rattaché à la cour des comptes a publié un rapport dans lequel il invite à taxer davantage les fortunes, notamment professionnelles.
Ces derniers mois en France l’héritage est au centre de l’actualité fiscale. Une manne qui tombe du ciel, selon la présidente de l’Assemblée Nationale, Mme Braun-Pivet.
Non, le patrimoine ne tombe pas du ciel, mais est le fruit du travail des français, de l’engagement de millions de français, pour eux et pour les générations qui leur succèdent.
Car la question de l’héritage c’est la question de la transmission. S’attaquer à l’héritage, c’est s’attaquer à la transmission, la dimension financière n’étant qu’un élément indissociable de tout ce qu’une société transmet aux nouvelles générations.
Dans toute société se pose la question de la transmission, car tout n’est pas inné. Transmission de fortune, mais aussi transmission des valeurs, des savoirs, des savoir-faire, des artefacts et leurs modes de fabrication. Chaque génération transmet aux suivantes ses acquis, et ses questions encore en suspend.
Ces éléments idéels et matériels forment ce que l’on appelle une civilisation. Ils sont les réponses apportées par une communauté aux questions de survie qui se posent à elle. S’habiller, se nourrir, et se divertir, ses interrogations sur le Monde, sur l’Homme ! Ils compensent les faiblesses organiques de l’Homme. Le religieux, le philosophique, est une réponse aux questions protologiques et eschatologiques qui concernent l’Homme, le Monde.
Ces réponses culturelles sont une façon plus efficiente que l’évolution/adaptation naturelle pour l’adaptation à l’environnement. L’évolution de ces éléments est la trame de l’histoire de la communauté. Les civilisations sont différentes en ce qu’elles apportèrent des réponses différentes à toutes ces questions.
Cette transmission se fait par plusieurs canaux. Certains institutionnels, comme l’école, d’autres familiaux, chaque famille cherche à transmettrequelque chose à ses enfants ; ce que transmet une famille n’est pas mieux que ce que transmet une autre sous prétexte que cette famille n’est pas une CSP+, c’est différent et cela intègre aussi les acquis civilisationnels. Les sociologues parlent de socialisation.
Au sein des familles, se transmettent manières de faire, des habitudes, des valeurs et mœurs, des valeurs financières. Certaines familles transmettent des capitaux ( Bourdieu ) plus importants que d’autres familles. Les socialistes trouvent scandaleux, injuste, que tous les enfants n’aient pas accès aux mêmes avantages. Ils ont essayé en France de donner la même chose à tous les enfants dans le domaine scolaire ; comme si les enfants étaient tous identiques, avaient tous les mêmes préférences, goûts, aspirations. Résultat : effondrement du niveau scolaire. Ils raisonnent en termes individualistes. Mais qu’en est-il d’un point de vue social ?
De quoi héritent les personnes ? Celui qui au sein de sa famille a pu bénéficier d’apprentissages, manières de faire, qui a acquis des habilités que d’autres n’ont pas, et qui se révèlent être des avantages pour l’action sociale, en fera profiter les autres membres de la société. C’est là aussi une forme de spécialisation sociale, source de plus d’efficience pour l’ensemble de la société i.e des individus dont les interrelations forment la dynamique de cette société.
Qu’un individu acquière une certaine capacité, est un avantage dont profiteront les autres membres du groupe. Celui qui devient médecin ne sera pas le seul à tirer profit de son instruction, les malades qui le consulteront ne s’en plaideront pas. Celui qui devient capitaine d’industrie ne pourra prospérer que si les produits qui sortent de ses usines sont utiles aux autres membres de la société, si non ceux-ci n’achèteront pas ces produits, et une entreprise qui ne vend pas sa production ferme ses portes…Et licencie !
Dans le domaine économique, bénéficier d’un héritage amassé par ses parents, c’est pouvoir dès son entrée dans la vie active développer des activités à des niveaux plus élevé, sans avoir à accumuler un capital en partant de zéro. Or, dans une société, une économie, modernes, complexes, une donnée est la taille des activités, qui permet notamment les fameuses économies d’échelle nécessaires à des coûts de production les plus bas possibles, une plus grande productivité.
La taille est aussi importante parce que le niveau d’investissement pour les activités innovantes est important, du fait de la complexité des technologies, du coût en recherche et développement. Voyons à cet égard l’exemple des investissements dans l’IA, des dizaines de milliards ; dans le spatial, des dizaines de milliards. Dans cette course, l’Europe sociale-démocrate, i.e marxiste, a déjà pris un énorme et mortel retard.
Réduire les capacités d’action économique par une fiscalité confiscatoire, c’est compromettre l’avenir de la communauté en réduisant les capacités d’investissement.
L’effondrement du niveau scolaire est l’exemple type du danger des politiques socialistes. Car le savoir académique, qui n’est certes pas le seul, est un élément néanmoins déterminant : médical, capacités à aménager l’espace pour le bien-être des individus, moyens de transport performants, tous les produits du quotidien qui facilitent la vie des hommes, voir la rendent possible.
L’atrophie de ces éléments est une menace pour le futur de la communauté, i.e des personnes ! Le socialiste est un faussaire, il vend une vulgaire pierre en faisant croire que c’est un diamant, un poison pour un bénéfique élixir.
Hausse de la pauvreté, déclassement des classes moyennes, appauvrissement général de la France et de l’Europe, c’est la conséquence de l’attaque depuis des décennies, du socialisme contre la société libérale et ses bienfaits. La fiscalité spoliatrice, sur le patrimoine comme sur le revenu, est l’un des facteurs des cette spirale de sous-développement.