La victoire du PVV, de Geert Wilders, fait lever la tête aux opposants à l’idée européenne ; Marine Le Pen se demande même si elle a vraiment varié quant à ses positions sur l’Europe, et nous pouvons donc, nous, nous demander quoi penser des affirmations de Madame Le Pen en général.
Les études d’opinion montrent dans la durée, que les citoyens ne sont pas opposés à l’Europe, mais bien aux politiques menées par l’UE, opposés à ces nouveaux oligarques ; en particulier opposés à l’immigrationnisme, à l’ouverture des marchés européens à des pays concurrents qui eux protègent leurs économies des entreprises européennes en n’appliquant pas des mesures de réciprocité.
La question est : n’aurions-nous pas ces problèmes si nous étions hors de l’UE ?
Le multiculturalisme, l’immigration heureuse venant travailler pour financer les retraites, occuper des postes que les français ne voudraient pas occuper, ne sont-ils pas défendus par les oligarques français, nationaux ?
Les propos de Monsieur Roland Lescure chez Fanceinfo, Le samedi 25 novembre, nous indiquent la réponse à cette question ; le ministre de l’industrie déclare que nous aurons besoin de 100 000 à 200 000 immigrés supplémentaires pour faire face aux offres d’emploi dans l’industrie. Donc, une immigration économique, devant compenser le manque de main-d’œuvre, et pourvoir aux métiers en tension. Curieux dans un pays au chômage de masse, que l’on doive faire appelle à l’immigration, que ce soit pour des raisons quantitatives, que pour des motifs d’inadéquation entre offre et demande de travail, i.e une question qualitative. Qu’ont fait les gouvernements depuis des décennies pour régler ce problème ? Comment peut-il y avoir encore en France des postes qui ne trouveraient pas de candidats parce que manqueraient les candidats ayant les bonnes qualifications ?
Mais ces questions d’ordre économique ne sont pas les seules à nous interpeller.
Pour Mitterrand et toute la gauche, l’immigré devait être le vote remplaçant le vote ouvrier permettant à la gauche d’arriver et de se maintenir au pouvoir ; le système est poussé à son point extrême avec le mouvement islamo-gauchiste.
Rappelons aussi la volonté d’ingénierie sociale de nos amis gauchistes : construire une société multiculturelle, nouvelle utopie de la gauche.
Les utopies gauchistes se sont toujours terminées par des catastrophes, aujourd’hui le multiculturalisme heureux fantasmé, montre son visage bien concret, bien réel : la violence, dont l’expédition punitive de quelques habitants de Romans-sur-Isère contre une fête au village de Crépol est le dernier exemple en date d’une longue liste ; Bataclan, Lola, Dominique Bernard, Samuel Paty, etc, etc.
Quant aux politiques économiques, c’est sous Mitterrand, bien avant les plus récentes mesures tendant à un libre-échangisme utopique, que la France enclenche son déclin. Le chômage, l’envolée de la pauvreté, les inégalités qui s’en suivent, accompagnent la destruction des sites d’emplois industriels. Le traitement social du chômage, en mettant en préretraite des chômeurs, cette idée lumineuse de la gauche visant à…masquer l’envolée du chômage, fait partie de ces hérésies mensongères d’une gauche avide de pouvoir pour le pouvoir.
Alors non, pas besoin des oligarques bureaucrates de Bruxelles pour que la France soit confrontée au problème immigrationniste, au déclin économique. Ces oligarques sont choisis par les gouvernements nationaux, et les pommiers ne donnent pas des poires. Se sont les Etats qui, in fine, ont la main, la commission propose, les Etats disposent.